samedi 28 février 2015

Grave la folie







     Tu parles des marches et je pense à celles que nous creusons pour monter, la trace laborieuse dans la neige dure, entamée coup après coup par le piolet. Nous fabriquons un escalier qu’une heure de neige peut effacer, derrière nous les marches se referment. C’est beau de ne pas laisser de trace. Si je pense que les pas des premiers astronautes sur la Lune ont laissé des empreintes qui sont encore là par manque de vent et de pluie, je bénis les miens qui se recouvrent. La trace indélébile du gros soulier d’Armstrong est une idée fixe pour moi, je voudrais aller là-haut avec un balai pour l’effacer.



Erri de Luca, Sur les traces de Nives.


jeudi 12 février 2015

Dust Bowl






"On ne peut plus se passer de printemps, parce qu'on n'a plus d'espérance."


Un entretien avec Pierre Lieutaghi à retrouver sur le site de la revue Jef Klak.