mercredi 26 mars 2014

Développement durable





Après le scandale des prothèses PIP, entretenez votre jardin secret naturellement.




    L'œuvre plastique, pour répondre à la nécessité de révision absolue des valeurs réelles sur laquelle aujourd'hui tous les esprits s'accordent, se référera donc à un modèle purement intérieur, ou ne sera pas.


André Breton






dimanche 23 mars 2014

La même litanie

 depuis 1910... au moins

 

 









mardi 11 mars 2014

Rue des maléfices





El condor pasa (détail), par Brunel et Girard, 2006.



- Me croirais-tu fou ? Supposerais-tu que le premier imbécile de psychiatre venu serait capable ne serait-ce que d’essayer de commencer à entrevoir les mécanismes de ma psyché ?
- Tu pourrais prendre un peu d’repos, chéri. Et tu pourrais écrire des choses dans tes petits cahiers.
- Ils essayeraient aussitôt de faire de moi un crétin, amateur de télévision, de voitures neuves et d’aliments surgelés ! Tu ne comprends donc pas ? La psychiatrie c’est pire que le communisme. Je ne veux pas de lavage de cerveau ! Je ne veux pas devenir un robot, un zombie !
- Mais Ignatius, tout d’même, y viennent en aide à des tas d’personnes qu’ont des ennuis.
- Crois-tu que j’ai un ennui ? beugla Ignatius. Les seuls ennuis de ces malheureux c’est de n’avoir point le goût des voitures neuves et de la laque en atomiseur. C’est pour cela qu’on les enferme ! Ils inspirent de la terreur aux autres membres de la société. Tous les asiles de ce pays jusqu’au dernier, sont plein de gens qui ne supportent pas la lanoline, la cellophane, le plastique, la télévision et les circonscriptions, de pauvres gens dont c’est le seul crime.

John Kennedy Toole, La conjuration des imbéciles.







mardi 4 mars 2014

Putain de camion




 Le théâtre...



 Au Royaume-Uni



... Et son double


En route pour l'Amérique du Nord




samedi 1 mars 2014

Oie blanche à la sauce normale







    
Cuisses de filles jambes en l'air

    Défaites les bas et lavez-les dans une bassine remplie d'eau froide avec un morceau de savon parfumé à la violette. Ensuite égouttez-les.
    Mettez dans une marmite un bon morceau de beurre, laissez-le fondre à feu doux, et placez-y les cuisses de filles, après les avoir fait sauter. 
    Ajoutez un bol de lait. Remuez le tout, assaisonnez avec sel, poivre, persil, échalotes hachées, ail, piments pilés. Activez un peu le feu, et au bout d'une petite heure, retirez votre marmite du feu et versez le contenu dans les bas. 
   Servez bien chaud, les bas suspendus par des élastiques au plafond.
   C'est un plat très gai à déguster entre amis.
   Les jambes montent et descendent au dessus de la table, et cela devient très vite un jeu de les attraper. Mais gare aux taches suspectes sur les habits ! 


Roland Topor, La cuisine cannibale.