lundi 27 janvier 2014

L'hiver qui vient (3)




Pékin, ces temps-ci





(...)Soleils plénipotentiaires des travaux en blonds Pactoles
Des spectacles agricoles,
Où êtes-vous ensevelis ?
Ce soir un soleil fichu gît au haut du coteau
Gît sur le flanc, dans les genêts, sur son manteau,
Un soleil blanc comme un crachat d'estaminet
Sur une litière de jaunes genêts
De jaunes genêts d'automne.
Et les cors lui sonnent !
Qu'il revienne....
Qu'il revienne à lui !
Taïaut ! Taïaut ! et hallali !
Ô triste antienne, as-tu fini !...
Et font les fous !...
Et il gît là, comme une glande arrachée dans un cou,
Et il frissonne, sans personne !... (...)




Jules Laforgue, L'hiver qui vient.


3 commentaires:

  1. Lilith J. s'y est aussi intéressée, recently.
    "Laforgue", ce n'était pas le nom d'un journal marxiste-léniniste pro-albanais ?

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  2. Autant pour nous : il semble qu'il s'agissait plutôt de " La Forge "...

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  3. Laforgue, un de nos poètes pyrénéo-uruguayen, comme Supervielle et Isidore Ducasse.
    "Laforgue" du gascon "hòrga" forme de "harga","forge" évidemment.
    Nom, qui,comme la plupart, provient soit d'un lieu, d'un aspect de la nature au sens large, soit d'une activité humaine. Les noms ont tendance à se raréfier (depuis qu'ils sont fixés par l'état-civil) et vous vous en doutez, cher Moine, nous le regrettons .
    Pourquoi alors ne pas en finir avec cette règle ridicule? Nous pourrions avoir un petit Timéo Navigo Mathis Videur ou une petite Louna Secrétariat...
    Enfin, je reviendrai sur cela incessamment.

    "La Forge". Là, c'est du cryptique. J'apprends à l'instant que les Ouvriers de France qui éditent ce journal ont rejoint le Front de Gauche ! Tout se perd...

    Je rajoute de ce pas M'dame Lilith parmi mes ami(e)s.
    Au plaisir.

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